Jean-Jacques Goldman
JE T'AIMERAI QUAND MÊME



Jusqu'au tréfonds de mes veines
Jusqu'aux gouttes de mon sang
Jusqu'aux lourdes portes en chêne
de tous mes châteaux d'enfant
Même si les dieux s'en mêlent
Ou si le diable me prend
Mais que nos âmes s'emmêlent
Dans le grand feu qui m'attend

Je t'aimerai quand même

Même au frisson de tes peines
Sans passion sans émotion
Sans les mensonges et ses chaînes
Moi je redirai ton nom
Dans le vide du départ
Sans l'image et sans la voix
Reste en plein coeur une écharde
Je te hurlerai tout bas

Même si c'est interdit
Illégal ou hors la loi
Impur obscène ou maudit
Par les hommes et par les croix
Je me mettrai dans la marge
Je m'écarterai des lois
Parmi les fous d'être sage
Enfin délivré de moi


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