Claude Dubois
LE LABRADOR



Je dois retourner vers le nord, deux de mes frères m'y attendent
Je voudrais tirer, traîner le temps avec mon frère qui est dedans
Qui pousse sur un traîneau géant, les exploiteurs se font pesant

Faudrait rapporter du soleil, de la chaleur pour les enfants
Flatter les chiens du vieux chasseur, boire avec lui un coup de blanc
Traîner le sud vers le nord, notre sud est encore tout blanc

Mon père parlait du Labrador, du vent qui dansait sur la mer
Un homme marchait sur la neige, cherchant des chiens pour un traîneau
Il est rentré les yeux mouillés puis un avion nous l'a ramené

Un millier d'hommes sur la neige n'ont pas d'endroit pour retourner
Ils sont figés là sans connaître et n'ont que du sud à penser
Je dois retourner vers le nord, chanter l'été du Labrador


À la page des textes de Claude Dubois
À la page des textes